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Sacha Administrateur BTS Métiers de l'audiovisuel Professionnel Remerciements : 1128 |
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Nelson.dutardre Rang 2 Baccalauréat série S (Scien... Lycéen Remerciements : 5 |
Voilà merci bien bankexam |
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X.leachou.x Rang 1 Baccalauréat série S (Scien... Lycéen Remerciements : 0 |
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Miss.cookiies Rang 1 Baccalauréat série S (Scien... Lycéen Remerciements : 0 |
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Sacha Administrateur BTS Métiers de l'audiovisuel Professionnel Remerciements : 1128 |
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Maximodo Modérateur Université de Nantes Etudiant Remerciements : 49 |
On oppose bien souvent la culture et la nature. La première, dans son sens le plus large (et accessoirement le plus répandu en philosophie), désigne tout ce qui relève de l’acquis, de ce que nous ne possédons pas « dès l’origine » – ou « de par notre nature », justement. Elle contient toutes les connaissances, toutes les normes sociales, toutes les aptitudes intellectuelles, tous les savoir-faire que l’homme a pu acquérir tout au long de sa vie. La nature, elle, désigne ce qui est inné, ce que chacun possède dès sa naissance, qu’il le veuille ou non. Le mot « nature » vient d’ailleurs du latin « natura », lui-même provenant de « nascor » signifiant « naître » ou « commencer », « avoir pour origine ». La nature, par conséquent, est universelle : tout homme a la même nature, parce qu’il est homme, parce qu’il est né homme. La culture, au contraire, est absolument relative : elle dépend du lieu, du temps et d’autres nombreux facteurs. De ces quelques caractéristiques, l’on peut comprendre qu’effectivement, nature et culture semblent tout à fait opposées : tout homme aurait la même nature que les autres à l’origine, mais chacun différerait des autres culturellement. La dénaturation de l’homme par la culture reviendrait à dire que la culture « supprime » ou « annihile » la nature humaine. En résumé, l’homme, en ayant une culture, ne serait plus homme. Mais pour comprendre totalement le problème, il convient aussi de définir ce qu’est l’homme. L’homme est-il un être de nature, un animal, ou un être de culture ? C’est en fait sur cette question que repose l’ensemble de la problématique, car la réponse à cette dernière va découler de la définition de l’homme que l’on accepte. Il convient, dès lors, de poser clairement la question : la culture est-elle une dénaturation de l’homme, ou au contraire, fait-elle naître l’homme ? Plus clairement encore : la culture supprime-t-elle la nature de l’homme ou est-elle plutôt ce qui constitue la nature de l’homme ? Nous allons d’abord aborder la question en examinant les arguments des tenants de la thèse de la culture comme suppression de la nature humaine (I) ; puis nous verrons que l’homme n’a pas réellement de nature (II). Enfin, nous verrons que la nature de l’homme, c’est d’être un être de culture (III). I – La culture dénature l’homme A) L’homme naît doté d’une certaine nature L’homme est un animal, et comme tout animal, il naît doté d’une nature propre : il a des instincts, des besoins, des réflexes. Parce que c’est la nature humaine, elle est universelle : tout homme qui naît est caractérisé par cette nature. En fait, la nature est l’essence de l’homme. Les philosophes sont très partagés sur ce qui fait la nature humaine. Par exemple pour Kant, la nature de l’homme, c’est qu’il est libre ; pour Rousseau, l’homme a pour nature d’être apolitique et amoral : c’est l’homme de l’ « état de nature », libre et solitaire. B) La culture comme sortie de l’état de nature En reprenant la théorie de Rousseau, l’homme de l’état de nature est apolitique. Ce qui veut dire qu’un homme qui aurait une culture serait forcément constitutif d’une société. D’ailleurs, on peut remarquer que, dans le vocabulaire actuel, on parle souvent de « choc des cultures » pour parler des tensions entre certaines sociétés, plus ou moins formalisées. On citera par exemple l’affrontement supposé entre « l’Islam » et les « démocraties », ou l’affrontement bien réel entre la « culture communiste » et la « culture libérale » lors de la guerre froide. Nous pouvons continuer notre raisonnement en partant d’un de ces exemples : le Communisme soviétique avait pour but de créer un « homme nouveau ». Cela nous montre bien que la culture est vue comme un moyen de sortir, d’annihiler la nature humaine, de sortir de la nature. Dans le cas du communisme, il s’agissait de lutter contre les instincts naturels de l’homme comme l’égoïsme, la volonté de se protéger ou sa susceptibilité qui le poussaient à la guerre et à la recherche d’accumulation des biens et des honneurs – cette vision de l’homme était défendue par Hobbes. C) La sortie de l’état de nature peut être négative (Rousseau) ou positive (Kant) Cette sortie de l’état de nature était dénoncée par Rousseau comme une corruption de l’homme. Celui-ci, au départ d’une « céleste et majestueuse simplicité », serait devenu « méconnaissable » ou le « difforme contraste de la passion qui croit raisonner et de l’entendement en délire. » C’est cette thèse que Rousseau soutient lors de son passage sur la statue de Glaucus, « que le temps, la mer et les orages avaient tellement défigurée qu’elle ressemblait moins à un dieu qu’à une bête féroce ». Selon Rousseau, l’homme pense trouver son Salut dans la société, dans la culture – c’est-à-dire en sortant de l’état de nature – alors qu’il n’en sortira que très diminué. Kant, pour qui la seule nature de l’homme est le fait qu’il soit libre, considère lui que la culture consiste en fait en l’apprentissage par l’homme de sa liberté. L’homme, à son état de nature, est libre mais ne sait pas utiliser sa liberté. La culture permet à l’homme de sortir de l’état de nature au sens où il arrête de ne plus savoir utiliser sa liberté : la culture est donc la continuité de la nature humaine, qui est la liberté brute. Pour Kant, la culture est donc très positive, car elle ne supprime pas réellement la nature humaine ; elle aide l’homme à apprendre à utiliser sa nature. On voit donc que pour certains auteurs, l’homme a deux facettes : celle de l’état de nature et celle de l’état de culture. La culture, pour eux, « dénature » l’homme : soit elle fait sortir l’homme de la nature, soit elle permet à l’homme de maîtriser sa nature. Mais toutes ces visions supposent une chose, c’est que l’on considère que l’homme a une nature. Or, cette vision n’est pas partagée par tout le monde. II – La culture ne peut dénaturer l’homme : l’homme n’a pas de nature. A) Quand l’être humain naît, il n’est qu’un animal Un être humain qui naîtrait et serait abandonné à lui-même dans la nature ne deviendrait pas un homme, mais serait un simple animal. C’est cette idée qui est illustrée dans le film « L’enfant sauvage » de François Truffaut, qui s’inspire très fortement de l’histoire de l’enfant sauvage Victor de l’Aveyron. Cet enfant abandonné dans les bois fut retrouvé à 6 ans par des chasseurs. Il vivait seul, comme un animal. Recueilli par un médecin qui essaiera de lui apprendre à parler, à lire, à écrire, etc., l’enfant restera un animal, ne réussissant qu’à pousser un son ressemblant au mot « lait » pour en obtenir. Mais ce son ne constituait pas un mot, selon le docteur, mais plus une espèce de cri dont Victor avait compris qu’il lui permettait d’obtenir ce qu’il désirait. Ainsi l’on peut comprendre qu’un être humain ne devient pas naturellement homme : il a besoin d’une éducation, empreinte de culture. Livré à lui-même, il restera un animal. On en déduit que la « nature humaine » n’existe pas en tant que telle. B) Ce sont les actes de l’homme qui font qu’il est homme Une autre approche du problème est celle qu’aborde Sartre. Pour lui, l’homme n’est rien à l’origine : un individu ne devient homme que par ses actes. Il n’a pas d’essence toute faite : c’est à lui de la construire par ses actes, par ses choix et en assumant les conséquences de ceux-ci. C’est là le sens de son célèbre principe « l’existence précède l’essence » dans L’Être et le néant. Ainsi, l’homme n’est rien à l’origine, il n’a pas d’essence : c’est à lui de la créer lui-même par ses actes et ses choix, en assumant les conséquences de ceux-ci. Cette vision existentialiste nous explique en fait qu’il n’y a pas de « nature humaine », tout homme n’est que le produit de la volonté de l’individu. Mais ici, on pourra reprocher à Sartre de ne pas voir que sa théorie montre qu’une nature humaine existe : tout homme, lorsqu’il agit, n’agit que dans le cadre d’une culture. En fait, tout homme n’est que culture ! C’est ainsi que l’on en arrive à la conclusion que la nature de l’homme, c’est d’être un être de culture. III – La nature de l’homme, c’est d’être un être de culture A) « On ne naît pas homme, on le devient. » Erasme L’être humain ne naît pas homme : à l’origine, il n’est qu’un animal. Autrement dit, la nature humaine ne se confond pas avec la nature biologique : pour être un homme, l’être humain doit devenir homme. Et c’est le rôle de la culture. B) La culture permet à l’être humain de s’émanciper et de devenir un homme L’homme n’est pas un animal – ou plutôt, il n’est plus un animal : un homme est un être humain qui, par sa raison, par sa culture, a pris conscience de son existence et s’est imposé des règles. Dans l’état de nature, l’homme était prisonnier de ses instincts naturels, de ses besoins. Avec la culture, l’homme s’émancipe : il comprend le monde, se comprend lui-même ; ceci lui permet de se détacher de ses instincts, de ses besoins ou de ses peurs. En résumé, l’homme ne devient Homme qu’avec la culture. Cette « culture » peut d’ailleurs ici avoir plusieurs sens : le sens large, défini en introduction, mais aussi le sens plus restreint et commun (la culture générale, ou l’ensemble des connaissances qu’un individu a sur le monde) ou même le sens de culture comme agriculture. Ces trois « cultures » sont autant de voies offertes à l’homme pour la conquête de sa liberté par la raison. C) La nature humaine, c’est la culture La nature humaine, i.e. ce qui fait naître l’homme en tant que tel, c’est la culture. Un être humain sans culture ne pourrait devenir un homme, il resterait au statut d’animal. On le voit par exemple dans le cas des « enfants sauvages » : hors de toute société, ils ne vivent que par leurs instincts, dont ils sont prisonniers – comme tous les animaux ; ils n’ont pas de réelle liberté. Pour devenir un homme, un être humain donc doit nécessairement être intégré à une culture. On peut donc comprendre de tout cela que c’est la culture qui fait naître l’homme : la « nature humaine », c’est la culture. Nous nous demandions au début si la culture dénaturait l’homme ou si au contraire elle le faisait naître. Après avoir vu que, pour certains philosophes, la culture dénaturait l’homme, nous avons vu avec Sartre qu’il était absurde de penser cela, puisqu’il n’existait pas de nature humaine. En faisant la part des choses entre ces différents points de vue, nous sommes parvenus à la conclusion qu’en fait, une nature humaine paradoxale existait : la nature humaine, c’est la culture. Ainsi, logiquement, nous pouvons répondre à la problématique en disant que non, la culture ne dénature pas l’homme, puisque la culture est elle-même la nature humaine. Peut-on alors dire que créer, inventer et donc participer à la culture, c’est améliorer la nature humaine, et donc l’homme ? |
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-Emi- Rang 1 Baccalauréat série S (Scien... Lycéen Remerciements : 0 |
Merci pour le corrigé en tout cas ! =) |
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dffff Rang 1 Baccalauréat série S (Scien... Lycéen Remerciements : 0 |
Dans une première partie j'ai dit que la culture le denaturé en développant Rousseau et le Mythe du bon sauvage. J'ai critiqué cette partie. Ensuite j'ai dit que la nature et la culture ne sont pas forcément opposé en disant que la nature donne des possibilités et que la culture les exploite (loi des seuils, juvénilisation). Un plan pareil est-il bon? |
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Maximodo Modérateur Université de Nantes Etudiant Remerciements : 49 |
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