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Sacha
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Post Posté le 16/06/2008 à 13:30:13    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Nous vous proposons ici des pistes de correction pour le sujet de Philosophie 2008 du baccalauréat filière SES. Des gens chez nous se sont occupés de rédiger une proposition de corrigé pour l'épreuve de philo, à vous de la faire évoluer en apportant votre pierre au travail Clin doeil

1er SUJET
Peut-on désirer sans souffrir


Analyse du sujet :
Peut-on désirer sans souffrir

Souffrance et désir sont des thématiques classiques. Attention cependant à ne pas tomber dans des banalités et à bien argumenter la notion de désir qui peut facilement déraper.

Pistes et problématiques :

Commencer par une définition précise du désir.
Le désir n’est pas le besoin. Il est orienté vers un objet bien précis et contrairement au besoin, il est insatiable. On ne peut désirer que ce que l’on a pas.
La question prend alors tout son sens, si le désir et insatiable et que l’on désire que ce que l’on a pas, il peut devenir source de souffrance et frustration. Mais le désir est également source de motivation. Un être qui ne désire rien, n’aura rien à faire pour satisfaire ses désirs, et se contentera de satisfaire ses besoins. L’idée est d’arriver à distinguer le désir source de souffrance du désir source de motivation.
Ainsi, le désir doit être travaillé et orienté afin de n’en tirer que les effets positifs.

On pourra citer ici Descartes, Hegel, Lucrèce, Platon, Spinoza, Kojève, Sartre et Epicure sur le désir.


2eme SUJET
Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même?


Analyse du sujet :
Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même?

Il faut en sortir les termes importants. Connaître, autrui, soi-même. Ce sujet va donc faire appel à vos connaissances de ces concepts. Il faut faire attention de bien argumenter vos réponses autour de ces concepts, en conservant une analyse comparative. Soi-même, autrui, la connaissance.

Pistes et problématiques :

Le sujet vient confronter deux choses : la connaissance de soi, et la connaissance d’autrui. Et la connaissance de soi renvoie nécessairement à la conscience de soi. La connaissance d’autrui ce n’est pas la connaissance des autres, c’est la connaissance « de l’autre ». L’autre est une personne, un autre être humain, un alter ego, un autre moi.
Une 1ère problématique, classique des sujets de philo des années précédentes : La connaissance d’autrui. Le plan classique, c’est qu’il est facile de connaître autrui, et qu’il est impossible de connaître autrui. La conscience de l’autre peut être cachée, masquée. L’unique moyen de s’approcher d’un semblant de connaissance, est d’avoir une conscience proche de la sienne sur des critères de vie (des choix, motivations, désirs similaires).
La connaissance de soi quant à elle, est immédiate, alors que la connaissance d’autrui est nécessaire le fruit de ce qu’autrui laisse paraître et de sa propre interprétation.
En contre partie, la connaissance de soi est faussée car l’image que nous faisons de nous même est orientée par nos passions, notre orgueil, notre vanité. La conscience de soi n’est pas nécessairement la connaissance de soi.

L’interaction entre soi et autrui est primordiale pour la connaissance des deux partis.
Et la connaissance d’un être humain, alter ego, passe par la compréhension de ses actes et pensées. La compréhension d’autrui, permet également d’approfondir la propre connaissance que l’on a de soi. Il est donc important de ne pas considérer autrui d’une façon purement objective pour le comprendre. L’alter ego n’est pas un objet, il est un ego. Freud, Sartre, Kant, Levinas, Hegel, Husserl, sont autant d’auteurs que vous pouvez citer sur cette thématique.


3ème SUJET
Texte d'Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique


Analyse du texte :

Il s’agit d’un texte difficile faisant référence aux concepts abstraits de la justice et de la société. Il faut bien prendre le temps de le lire et le relire, pour en tirer l’ensemble des points clefs et des points structurant.

Pistes et analyse :

L’idée générale, c’est le refus qu’à l’auteur de légitimer des lois qu’il estime injustes bien que ces lois aient été décrétées par la majorité d’un peuple. Ne pas tomber dans des écarts politiques actuels, un peu trop subjectifs. L’auteur met en parallèle la justice décrétée par les hommes et la justice qu’il estime universelle. Il insiste sur le fait que la justice et le droit d’une nation, n’est jamais qu’une application particulière et parfois erronée de la justice universelle, correspondant au droit humain universel (les droits de l’homme).

Il met en avant dès son introduction le fait que le droit de la majorité n’est pas nécessairement juste, et qu’on doit être prudent en y faisant référence. Il qualifie de détestable ce droit de la majorité et le trouve paradoxal.

L’argumentation qui suit est une comparaison entre les droits humains universels et le droit de la majorité, visant à fonder son argumentaire sur la désobéissance aux lois jugées en désaccord avec les droits fondamentaux humains.

Il met enfin en garde les citoyens d’une démocratie et les invite à la vigilance sur le suivi qu’ils ont des lois dictées par la majorité, en instant sur le fait que la majorité ne dicte pas nécessairement le bien commun et général.

Son analogie entre la collectivité et l’individu isolé et son insistance sur le fait que la majorité n’est pas toujours juste, ne doivent pas être vu comme une critique de la démocratie. Au contraire, il insiste sur la complexité de la démocratie et sur le rôle que chacun doit y jouer pour que cette dernière demeure.
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Vincent G.
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Post Posté le 18/06/2008 à 16:03:30    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
intro: individualisme (accroche) + facile juger autrui plutôt que soi

I) la conscience de l'homme

a)existence de l'homme
-le cogito cartésien

b)qu'est ce que l'homme
-a la fois un corps et une âme

c) y'en pas pas, c'est pas grave j'espère...

II) pas trouver de titre intéressant^^

a) la connaissance d'autrui
-découvrir corps (touché, anatomie) + découvrir âme (psychanalyse freudienne)

b) la conscience de soi-même
-découvrir corps (pareil que autrui + pas conscience de notre corps avec conte indien + conscience comme organe du corps)

c) relation entre connaissance d'autrui et de soi-même
-impossible se connaitre par autui : dialectique du maitre et de l'esclave de hegel--> confrontation des hommes donc jugement modifié entre dominant et dominé...
-possible car je cherche en autrui ce qui me ressemble et si je me connais je connais autrui et vis et versa

III) questionnement sur la justesse du jugement

a) impossible de se connaitre ou connaitre autui (ou que de petite bride)
-freud: homme 9/10 ics dc 1/10 cs, pour connaitre il faut percer inconscient<-- refoulement>

b) pire, on peut mal connaitre autrui
-sartre: le regard d'autrui nous enferme dans une vision nous privant de toutes les autres (arrête sur les apparences)

c) qui dit mal connaitre dit bien connaitre...
-sartre: pas d'ics mais de la mauvaise foi---> on connait donc autrui

conclu: mini résumé + connaitre qqun=du temps + peut garder un jardin secret...

ps: le conte indien (cité plus haut) vient d'un bouquin de philo des années 60 et que j'ai lu le dimanche soir pour avoir bonne conscience...
"un crapaud demande a un mille pattes comment il fait pour avancé et celui-ci n'arriva plus a faire un seul mouvement"

je suis ouvert a toutes critiques, améliorations...
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Jeanchristophe F.
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Post Posté le 18/06/2008 à 17:00:54    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Jme demandé si c grave de pas avoir cité d'auteur. a par le fait que je hai la philo ca peut aller ske j'ai fait
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Mariam M.
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Post Posté le 18/06/2008 à 18:56:51    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
argghh dans la partie critique et celle de la conclusion j'ai deduis que Tocqueville REJETAIT la democratie.. une telle erreur est-elle pardonnable??
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Tayeb F.
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Post Posté le 18/06/2008 à 20:47:27    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Alors moi j'ai pris le texte
I / commentaire de texte
II/ portée philosophique du texte notamment sur la notion du pouvoir ..
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Tatiana L.
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Post Posté le 18/06/2008 à 21:31:19    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
pour le sujet de dissertation : le désir

j'ai fait

I / désir fait souffrir
a-il nait du manque (Platon)
b-les désirs se succèdent et nous apporte déception.. (Schopenhauer)
c-il y a des désir qu'on ne peut pas réalisé sinon "punition " (pour un meurtrier tuer -> souffrance car dans République il sera puni.

II/ Mais on peut diminuer sa souffrance en étant maitre de ses désirs

a- hiérarchisant : vain, naturelle ... (Epicure)
b-utilisant sa raison (Descartes)
c- il y a des désirs, même illégales qu'on peut assouvir dans le but de ne plus souffrir et alléger sa conscience et même ataraxie et aponie (tranquillité du corps et de l'âme chez Epicure) (ex de Marie Humbert qui met fin aux jours de son fils )

Voila, j'ai mis tout plein de références (voire même trop) et j'ai peur que le deux soit limite hors sujet, vous en pensez quoi?

Personne n'a pris cette dissert?
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Tayeb F.
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Post Posté le 18/06/2008 à 21:44:03    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
j'aurais aussi parler de freud je pense ....
tu ne discutes pas sur la notion de desir ... et de souffrance ... mais discuter de ces termes et voir l'avis des uns et des autres ... chose que tu ne fais pas Pas content
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Post Posté le 18/06/2008 à 21:52:09    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Est ce que quelqu'un peut me donner un avis sur mon plan?

J'ai pris le sujet sur autrui et j'ai mené ma démarche comme tel: A. 1.Définition des termes
2.Déduction réponse
B.Illustration
C.Objection

I. A. 1.Je suis un être de pensée, donc mon intériorité/ Autrui fait partie de l'extériorité.
2.Je suis transparent à moi même alors que je ne peut prouver l'existence d'autrui (doute méthodique). de fait, je me connais mieux que autrui
B.Descartes- Le sollipsisme
C. Je ne suis pas, j'existe

II A. 1.Je suis une conscience et autrui aussi et "toute conscience est conscience de quelquechose"
2. De fait la conscience est sur un autre plan de réalité que l'être, c'est à dire le non-être. Or "toute conscience est conscience de quelque chose" Donc je percois autrui comme une chose. Ainsi, je suis perdu dans mon néant alors qu'autrui "est". Je le connais mieux.
B. sartre- Pour-Autrui et Pour-Soi
C. I et II étudie autrui à traver Soi. Or, par définition, Autrui est fondamentalement différent. Il faut changer de perspective.

III. A. 1.Autrui et moi sommes des conscience mai le rapport premier au monde n'est pas la perception (5 sens) mais Autrui.
2. Ainsi, Autrui est la base de mon rapport à l'existence, donc me définir sans lui est caducq. On ne peut Dissocier Autrui et moi et je me connait donc a travers lui.
B. Lévinas- "Le visage"
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Taud
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Post Posté le 19/06/2008 à 09:34:29    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
vous en avait de la chance Sourire super sujets Très content
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Taud
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Post Posté le 19/06/2008 à 09:39:25    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
j'avais fais des fiches en philo (donc tout retapé mes cours au propre sauf l'existence et le temps) si cela peut vous aider:
VII- Le désir.


C’est la tendance consciente de vouloir posséder son objet.
Le désir va à l’encontre d’autrui, cette définition est en elle-même problématique il y a b de confusions qui se sont faite au niveau philosophique : la dépréciation.
Le désir est possessif : désir d’appropriation d’un objet. Il a une tendance donc ne possède pas.
Le problème du désir va se situer entre ces 2pôles antinomiques ce qui fait qu’on l’a considéré dans une perspective négative.
D’abord car on pourrait penser que parce qu’il veut l’objet il le niera et il passe son temps à tendre vers ce qu’il ne possède pas = insatisfaction perpétuelle.
- Anéantissement de lui-même, car le désir devient plaisir, donc le désir n’est plus.
On cantonne le désir dans cette perspective négative, comme une quête insatiable de ce qu’il n’a pas, ce qui conduit à la passion, passivité et souffrances.
Le désir se condamne à être toujours en manque de son objet, de ne pas satisfaire sa quête en possession.
Une réalité du désir serait l’absence de son objet. « Un désir est avide de na pas être servi » George Bataille.

- Le désir est un élan vers l’autre qui ne possèdera jamais l’autre = désastre.
On confond souvent désir et passion.

A – Le désir comme passivité.

Le désir c’est le pathos : fait d’endurer, supporter, souffrir.
Passion : passivité, voir aliénation du sujet.
Focalisation sur un objet, Lamartine « Un seul être vous manque tout est dépeuplé ».
Deux états affectifs particulier : -le sentiment.
- l’émotion.

Le sentiment donne la valeur de se qui nous entoure, on est donc attiré par ce qui nous est agréable, il donne du sens au monde et va projeter sur celui-ci nos intérêts.
L’émotion paralyse l’action, état affectif éphémère.

Des états qui mettent la conscience en échec. Hermann Perret : la donné première de l’émotion est l’impuissance, le sujet perd sa puissance et est ému.
Etre triste c’est ne pas pouvoir vouloir, avoir peur c’est ne plus vouloir pouvoir.

- La passion passe d’une forme aiguë à chronique, suppression des libertés, nous passons donc d’un état où la réalité prend l’imagination au dépourvu à un état où l’imagination prend le réel au dépourvu : focalisation sur l’objet, on oubli les autres centres d’intérêts, la passion trouve le sentiment car elle dévalorise tout ce qui n’est pas objet de sa passion.
A l’extrême on trouve la logique passionnelle : par exemple la jalousie maladive ou la paranoïa, c'est-à-dire un désir de persécution qui entraîne la mégalomanie.
Focalisation sur une peur.

Alquie : Le désir d’éternité.

Alquie dit que la passion est liée au désir d’éternité, refus du temps.
Refus du principe de réalité : Narcissisme.
La psychanalyse dit que le sujet reste accroché à des souvenirs de son enfance.
Passion : nostalgie du passé, pas possible, la passion devient une illusion, en ce moment elle se trompe dans le fait de vouloir régresser, de retourner dans un passé révolu ce qui a pour effet de manquer le réel présent.
Aliénation de la conscience, la passion est frustrante, peu épanouissante et elle est vécut comme malheureuse en s’enfermant dans ses illusions.


B – Le désir comme vitalité.

Le propre de ces illusions c’est qu’elles ne peuvent être anéanti par la conscience.
Elle permet la réalisation de nos désirs, satisfaction du ça.
Considération au ça, lorsqu’il est contrarié, réhabilitation du désir.
Freud, Groddeck, Reich.
Freud découvre l’instance du ça, lorsqu’il est contrarié, va s’exprimer dans le corps.
Il va considérer le ça comme à l’origine des névroses, comme l’énergie primordiale de la vie va créer les organes du corps et les structures du psychisme.
Le ça habite l’homme, investi toutes les structures de son corps et de son psychisme.
Qui est indispensable à notre vie.

- Le psychanalyse : son mérite est de comprendre qu’on ne se débarrasse pas du désir, il est absurde de vouloir dépasser le désir par la raison et de vouloir le combattre : il est l’essence de notre vie et notre psychisme. Le combattre c’est alimenter notre névrose.

Sade : montre ce que le désir peut engendrer.
Il le fait en faisant sauter les excuses, et met en scène le désir dans toute sa sauvagerie.
Sade dit que ce n’est pas bestial mais propre à l’homme, impossibilité de tuer le désir sans danger grave de perversité.


C – Le désir comme puissance de création.

On ne comprend pas le désir si l’on en reste au fait où il veut posséder son objet, il a un manque de l’objet donc il est malheureux.
Pour lui le Désir est un besoin: ce qu’il n’est pas, car c’est une tendance consciente, qui peut prendre du recul par rapport à son Univers et à son objet.
Il ne subit pas son objet, pas assujetti a lui, il n’en a pas besoin, il n’est pas une passion.
Ce n’est pas une tendance ordinaire, c’est un mouvement extérieur vers l’intérieur.
Il n’y a pas de monde en dehors d’une conscience qui désir, le désir est créateur, c’est lui va créer le monde qui nous entoure et pas de réalité possible en dehors de lui = il se créer son objet.

Rousseau : « le pays des chimères est le seul digne d’être habité »
« Malheur à celui qui n’a plus rien à désirer »

Le désir est producteur de sens, c’est par lui que la conscience va comprendre le monde, créer le monde et va s’y ouvrir. Toute création vient du désir.
Son essence n’est pas de se remplir (se serait du besoin).

Levinas : Le temps et l’autre.

Fondamentalement le désir est l’approche de l’autre le plus privilégie, c’est la relation avec l’autre par excellence.
En ce sens désirer l’autre c’est le rencontrer, parce que le désir n’est pas dans une logique de possession et de fusion qu’il acquiert sa positivité.
Il faut sortir de la logique de connaissance d’autrui : appropriation, possession pour comprendre le désir comme un mouvement vers l’autre, il ne possède pas son objet.
Si il y a communication dans le désir, c’est qu’il est une quête et ne fusionne jamais avec son objet.
Ce que je rencontre par le désir c’est l’altérité de l’autre, qui m’échappe toujours, que je ne peux m’approprier.
L’absence de l’autre n’est pas un manque car ce qui se donne à moi de l’autre c’est son absence.
Je peux donc rencontrer autrui par le désir= la caresse.
La caresse n’est pas une appropriation, c’est par elle qu’on rencontre l’autre.
Elle est la forme du désir qui se creuse, elle s’alimente de ces propres appétits.
Le désir s’épanouit dans une toute autre perspective de l’obsession passionnelle.
Il est à la hauteur de la rencontre avec autrui.

Donc je pense que nous pouvons désirer sans soufrir si nous sortons de la logique d'appropriation, mais le désir par désinence c'est le pathos donc la souffrance...
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Post Posté le 19/06/2008 à 21:40:32    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
J'ai pas eu le courage de lire ton post en entier, mais en tout cas niveau auteurs t'a mis du beau monde: Alquié (même si je l'aurais plus casé sur l'histoire moi niveau désir d'éternitéClin doeil, Sade c'est du bon aussi, puis bon tu finis par Lévinas, le maître (Oui je suis objectif et je dis pas ça parce que j'ai finit ma compo sur autrui par Lévinas^^). Ta l'air d'avoir assuré Taud niveau réflexion. Par contre, niveau désir, moi j'aurais foutu Nietzsche mais bon en philo on est très libre.

Ps: Le post sur la philo ne passionne pas trop les foules^^
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Deho E.
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Post Posté le 20/06/2008 à 11:25:41    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Hum...
Notre prof de philo (en fait un remplaçant en fin d'année), un jeune plein de vitalité, super cool et tout et tout, nous a donné cette méthode pour répondre à certain sujets philo :

1 ) Les crétins pourraient penser ça : ...
2 ) Mais c'est complètement débile car : ...
3 ) Et comme moi je suis une masse, j'ai élaboré une nouvelle théorie qui rend la question caduque : ...

Je l'ai appliqué ici, je ne sais pas ce que ça va donner. J'ai pris le sujet sur autrui, et voici mon plan (général)

I ) On pourrait penser, avec l'inconscient, tout ça, qu'autrui est plus simple à connaître que soi-même. La je parle du langage qui lui permet de s'exprimer, on peut avoir un avis extérieur sur ce qu'il pense alors que lui ne le peut pas, psychanalyse, bla bla bla.
II ) Mais c'est oublier que le langage par lequel passe la connaissance de l'autre est subjectif, personnel, incomplet, imprécis, etc etc... De plus, autrui possède lui- même un inconscient... Et enfin, il nous est possible de nous connaitre à l'aide de la psychanalyse, étude des rêves...
III ) Cependant la question n'a pas lieu d'être. Par un raisonnement par l'absurde (un monde où chacun connaît autrui), je dis qu'on n'a pas intérêt à connaître autrui (atteinte à sa liberté, fin de l'art, contrôle des pensées, etc etc). Donc que la question ne se pose pas, il faut avant tout se connaître sois même.

Qu'est ce que vous en pensez ? C'est vrai que j'ai fait un plan très étrange mais... trop ?
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Sacha
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Post Posté le 20/06/2008 à 11:49:28    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
La méthode de ton prof est sympa !

Ta 3eme partie est effectivement un peu étrange, et il est dommage que tu n'es pas parlé de la correlation entre le fait de se connaitre et de connaitre les autres.

Connaitre quelqu'un c'est dabord comprendre quelqu'un. Et comprendre quelqu'un implique de faire un effort sur sa propre vision des choses, donc d'en prendre conscience. Prendre conscience de ses pensées c'est apprendre à se connaitre.

Pour connaitre autrui il faut donc se connaitre. Et pour se connaitre, il faut vouloir connaitre autrui. Le serpent se mord la queue, on a le 3) dont ton prof voulait parler Clin doeil
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Deho E.
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Post Posté le 20/06/2008 à 11:56:38    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Si si, j'en ai parlé.
J'ai oublié de le mentionner là, mais je parle de la cité d'Aristote, ce genre de choses.

Je suis content de voir que mon plan paraisse correct. Merci Mr ***** (anonymat oblige) !
Et merci Sacha aussi Clin doeil
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Post Posté le 20/06/2008 à 14:17:53    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
En prenant le sujet sur le désir et la souffrance:
il me semble avoir fait des choix un peu (rohh juste un peu) subjectif. D'où le principal: considéré que le désir se rapporte presque in fine au vouloir et à ses conséquences. Vu que je ne connais absolument pas la définition du désir, je me demande si c'est correct... ?
Quand au plan, il est un peu agressif et noir, je trouve:

1- La morale peut permettre de faire émerger un désir avec un minimum de souffrance.
A) Epicure désir nécessaire et naturel.
B) La société, la justice et la technique essaye de faire émerger ce désir dans une société plus juste (sans souffrance)
Passage de la souffrance physique, à la souffrance symbolique. L'homme est mauvais par nature, la société est gentille. (Locke, les lumières, Mince j'ai oublié Hobbes...)
C) Pourtant même dans la morale, le désir reste avec autrui (Sartre), la honte comme désir moralisé.

2- Le monde n'est que souffrance (Han c'est noir °o° )
A et B) Boudhisme, jainisme(c'est aussi une religion indienne), Schopenhauer, la réincarnation de l'homme en tout objet vivant, l'alimentation comme souffrance, la vie et le désir comme souffrance, nihilisme passif, le désir de non désir pour ne pas faire souffrir, scepticisme(Cioran)
C) Nietzsche, si l'on abandonne la morale, l'on peut désirais sans souffrir, tout en faisant souffrir autrui, donc séparation du sujet dans la souffrance.

3- Séparation du désir et de souffrance dans le temps. (Mais c'est un prolongement de la partie 2.)

A) Temps de latence(Ping!) entre le désir et la souffrance, le désir est l'intention, la souffrance est l'action et la conséquence de l'action. J'ai prit deux exemples: la vie serait un grand temps de latence entre l'intention de bonheur de nos parents et notre mort(Cioran). Et l'eschatologie et la téléologie chrétienne, c'est à dire j'ai expliqué que c'était le renversement du monde, où le passé(eden,, en expliquant que le désir de la pomme ou de pandore n'était pas le seul désir de l'eden) et le futur(par la fin du monde, quand même) promettent un désir sans souffrance.

B)Le temps de latence, vécut comme fuite, Deleuze et ligne de fuite, dure et douce. La quête du désir de non désir est une fuite comme celle du désir de non souffrance. Le désir est une fuite rattrapé par la connaissance de nos responsabilités(souffrances nominalistes).

C)Mais la conscience revient toujours, fin de l'eden présent, la souffrance sera toujours totale. Ainsi,le présent nous apparait comme l'émanation du désir sans souffrance, mais cela n'est qu'une illusion temporaire, d'où la fuite dans l'insconcience.


Je crois aussi avoir utiliser la théorie du chaos(dans la partie temps de latence, pour mettre en évidence qu'on ne pourrait pas faire un lien de causalité clair entre le désir et la souffrance) mais je ne sais plus où.

Donc en somme, j'ai aussi zappé toute une partie sur le sujet et la cause du désir ...
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Deho E.
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Post Posté le 20/06/2008 à 14:30:14    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Ca fait un peu plan d'adolescent qui envisage de se suicider prochainement ^^
Non, je plaisante.
Moi qui ne connais pas non plus la définition de désir, ton plan semble bon, et fait en tout cas très classe sur le papier (ou l'écran).
Après, je ne suis pas prof de philo, loin de là !

Ca me rappelle avoir vu à la télé après le BAC une interview :
"Oui, les économistes, quant à eux semblent très satisfaits de leurs sujets. En effet, eux, le désir, ça leur parle"
Et là, un djeunz d'ajouter :
"Bah c'est vrai qu'à notre âge, on a beaucoup de désirs... surtout des désirs sentimentaux en fait. Et de la souffrance sentimentale aussi"

La honte sur les économistes !
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:44:35    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Plus qu'heureuse sur le sujet du desir je l'ai eu DM juste avant le bac exactement le meme sujet et j'ai 14 donc je pense que pour le bac ca ira Clin doeil
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:47:09    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Oui, mais tout le monde sait que votre professeur vous surévalue !

...

Non, je n'ai aucun moyen de prouver mes dires.
Et je souhaite de tout cœur que tu rechoppes au moins 14 Clin doeil
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:51:40    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Bin cela m'embeterai d'avoir moin alors que j'ai tjr eu autour de 14 en philo
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:54:32    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Pareil.
D'un autre côté, notre professeur était minable.

J'ai pris une habitude avec elle : faire des introductions fantaisistes (je l'ai refait au bac). En gros, mon introduction est sous la forme d'un dialogue.
Ca a beaucoup plus au remplaçant qu'on a eu en fin d'année aussi, ce qui a confirmé mon penchant.
J'espère que ça plaira au correcteur ^^
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:56:37    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
moi j'ai eu deux très bons profs je ne m'en plains pa moi c'est len eco j'avais une prof minable qui nous faisait que des interros de cours donc moi c'est mon intro d'eco qui craint
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Post Posté le 20/06/2008 à 16:59:10    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
C'est une habitude, pour les profs de philo d'être au moins deux par classe par année ? ^^
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Post Posté le 20/06/2008 à 17:07:11    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Bin au debut de l'année j'ai eu un prof qui etait en doctorat il allait passé sa these on l'a eu en remplacement de notre prof qui etait en formation et les 2 etait tres bien sauf que a cose du 1er on été super en retard parce que on faisait des chapitres de 15 pages avec les 3/4 hors programme
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Post Posté le 20/06/2008 à 17:10:41    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
Nous on n'avait vu que la conscience, l'inconscient, le désir, et un peu autrui ... 3 semaines avant le BAC !!
Heureusement, elle a eu un problème (le malheur des uns fait le malheur des autres), et son remplaçant était super. Il a eu la tâche difficile de faire tout le programme en 6 fois deux heures. Mission accomplie, même si forcément c'était un peu superficiel.

Comme quoi la dotation en capital prof est un peu inégale. ^^
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Post Posté le 20/06/2008 à 17:12:44    Sujet du message : Philosophie - 2008 - Baccalauréat (filières générales) - Sciences Economiques et Sociales
oui ca c'est sur en plus moi je ne suis pas dans un lycée trés reputé mais il y'a certain prof vraiment trés bon
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