Les étudiants en lettres connaissent de moins en moins de difficultés pour trouver un premier emploi. 
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![]() | Le 17/10/2009 à 19:40:08 |
Contrairement aux sempiternels clichés, les filières littéraires ne seraient pas des voix de garage qui entraineraient les étudiants directement vers un chômage longue durée. Bien au contraire…
En effet, on avait l’habitude de voir les filières littéraires comme des usines à chômeurs : « Si tu veux un bon travail plus tard, ne fais ni artiste ni lettres, fais des maths, des maths et encore des maths... » nous rabâchent habituellement nos parents.
La France et son système de grandes écoles qui assurent un emploi stable et qui sont accessibles uniquement via des classes préparatoires ou des licences scientifiques. Je me rappelle encore de cet enseignant de prépa qui raillait les files d’attente d’inscription en lettres modernes : « C’est pour les habituer à faire la queue à l’ANPE… » S’amusait-il.
Or il semblerait qu’il avait tord si on en croit une étude du CEREQ (Centre d'Etudes et de REcherches sur les Qualifications) intitulée « De l'enseignement supérieur à l'emploi : voies rapides et chemins de traverse » qui doit paraître le 19 octobre.
95% d’étudiants trouvent un emploi
En effet, trois ans après la fin d’une licence de lettres, seul 5% des jeunes diplômés sont encore au chômage alors que 7% des autres licenciés ne trouvent toujours pas d’emplois (y compris dans les filières scientifiques).
Des débouchés variés
L’enseignement reste un des principaux pourvoyeurs d’emplois pour les littéraires : « 62% des licenciés en lettres réussissent un concours d'enseignement. Ils ont même le meilleur taux de réussite de tous les licenciés » explique Julien Calmand, un des auteurs de l’enquête. En outre, depuis quelques années, les universités ont développé un nombre important de licences pro, offrant ainsi une formation professionnalisante qui séduit les entreprises dans différents domaines.
Pour les étudiants qui continuent au niveau master, « il faut faire la différence entre ceux qui optent pour un master pro (formation elle aussi pensée en terme de débouchés), qui auront 6 % de risques de se retrouver au chômage, et ceux qui préfèrent la voie de la recherche. 13 % des titulaires d'un master de recherche seront encore au chômage trois ans après la fin de leurs études en lettres ou sciences humaines, alors que le taux moyen est de 10 % à l'issue de ce type de formation, toutes disciplines confondue », rappelle M. Calmand.
Des entreprises de plus en plus à l’écoute des filières littéraires
Les entreprises commencent à mesurer que les littéraires « se singularisent des étudiants des grandes écoles, et présentent une polyvalence intéressante », rappelle Jacques Migozzi, président de la Conférence des doyens et directeurs d'UFR lettres et sciences humaines. Certaines grandes entreprises ont mis en place des filières d'embauche d'étudiants issus de l'université, qu'elles recrutent à des postes d'ordinaire réservés aux diplômés des écoles supérieures de commerce ou de management même si elles restent marginales.
Matthieu Bouchepillon, titulaire d'un master en philosophie et après s’être essayé à une thèse sur Kant et la théorie de la connaissance, s’est laisser tenter par PriceWaterhouseCoopers, chez qui il est aujourd'hui auditeur. « Ma trajectoire est atypique, mais j'ai été très bien accueilli ici. Les qualités rédactionnelles que mon cursus m'a permis d'acquérir m'ont donné un vrai plus. »
Cette étude et ce témoignage apportent beaucoup d’espoirs à des jeunes diplômés qui désespéraient de devoir peindre en noir un futur professionnel sur fond de crise économique.
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Bankexam.fr
le 17/10/2009 à 19:40:08 |
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