Les jeux vidéo ont aussi leurs métiers alors pourquoi pas vous ?   Flux RSS

Editions EPICURELe 17/09/2009 à 14:27:12

Travailler en s'amusant, ou s'amuser en travaillant, rêve inaccessible ? Les métiers qui le permettent ne sont pas très nombreux, et il y a toujours beaucoup d'appelés et peu d'élus à l'arrivée… Vous voulez en faire partie ? Pas de miracle : il faut du talent et… du sérieux (si).

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Le jeu vidéo existe depuis une trentaine d'années, c'est un produit relativement jeune, surtout si on le compare aux osselets retrouvés dans des cavernes, mais là, on est limite hors sujet. Ce qui nous intéresse, c'est que pour travailler dans ce qu'on appellera peut-être bientôt le « 10e art », il vaut mieux avoir un bac +2 ou +3 avant de se lancer sur le marché du travail.

 

Qui fait quoi ?

L'auteur-scénariste : Il a imaginé la trame du jeu, les péripéties, les personnages… dont il a écrit les dialogues le cas échéant. Souvent issu d'un cursus de type littéraire ou journalistique, passionné, curieux et créatif, il a développé son habileté dans ce type d'écriture particulier. En effet, contrairement à une narration linéaire, la conception d'un jeu doit intégrer l'aspect interactif de la chose. S'il n'existe pas, à notre connaissance, de formation spécifiquement dédiée à ce domaine pointu, il y en a beaucoup, en revanche, pour ceux qui visent un poste de game designer (il coordonne le boulot de tout le monde), d'animateur, d'infographiste. Ils doivent en effet tous maîtriser une technologie particulière (non, on ne s'approprie pas l'incontournable logiciel 3DS Max uniquement à l'intuition et à la bidouille). Plusieurs voies sont envisageables.


Comment ?

Vous êtes lancé dans des études scientifiques et votre fibre ludico-artistique vous chatouille ? Il y a toujours moyen de finir par concilier les deux : ainsi, l'ENSI de Caen propose un diplôme d'ingénieur option image multimédia. Sinon, après une formation initiale uniquement technique (BTS ou DUT informatique), vous pouvez développer une compétence complémentaire, cette fois purement artistique. C'est un peu long, mais jouable. Inversement, si vous
avez intégré une école d'art (les Arts décoratifs, les Beaux-Arts) ou une fac cousine (Arts pla) rien ne vous empêche de compléter votre cursus par une formation technique. Pour acquérir tout de suite cette double compétence technique et artistique, de nombreuses universités (Paris, Lyon, mais aussi Clermont-Ferrand et bien d'autres) vous mèneront par exemple à un DUT informatique en image numérique.

Avec un bon BTS informatique ou un DUT en communication graphique et la fibre qu'il faut, vous pourrez aussi rejoindre les troupes en cours de route et décrocher une licence multimédia, en image numérique ou métiers de l'Internet. Le top du top en la matière reste pourtant une école publique spécialisée, comme celle d'Angoulême : l'École nationale du jeu et des médias interactifs compte d'excellents pros parmi ses intervenants. L'admission, à bac +3, des 45 étudiants de la promo se fait sur dossier et épreuves (écrites et orales). Supinfogame, près de Valenciennes, recrute quant à elle dès le bac. On y offre un cycle préparatoire de deux ans (17 places) et deux cycles supérieurs (en game design et gestion de production de jeu vidéo ou game design et infographie : une trentaine d'heureux veinards en tout).

Vous pouvez aussi vous inscrire dans une école privée qui délivre des diplômes à partir de bac +2, mais vérifiez la qualité des enseignants et ce que sont devenus les anciens élèves : 4 000 à 6 000 euros de frais de scolarité par an, c'est quand même un investissement…


Parole de pro : Marc Ziegler, vendeur de jeux vidéo

« Aujourd'hui, on continue d'acheter des jeux : le secteur n'est pas trop touché par la crise. Les gens apprécient tellement de s'identifier à un héros et les progrès techniques sont si rapides que le marché restera certainement très porteur : il génère aujourd'hui plus de bénéfices que l'industrie du cinéma ! ».


Machos, les jeux vidéo ?

D'après une source très autorisée et au parler franc, le tiercé gagnant serait : « baston-foot-bagnole ». À priori, pas de quoi séduire les filles… qui craquent plutôt sur les programmes assez peu « rock'n roll ». Serions-nous condamnées à la série « Poney magique est malade » (3 ans et +), « Organiser une vraie fête de princesse » (8 ans et +) et « Un coach pour mes abdos » (14 ans et +)? Eh, les nanas, il y a un créneau à prendre.


Testeur de jeux : le pied

Pour devenir testeur de jeu (un métier qui en fait rêver plus d'un…) pas de formation théorique. Il vous suffit d'être compétent et motivé pour tenter votre chance mais, on s'en doute un peu, ça se bouscule au portillon. Un testeur qui a pris de la bouteille peut devenir pigiste pour la presse spécialisée (florissante, mais là encore les places sont rares). Enfin, les vendeurs, quelles que soient la nature et la taille du magasin dans lequel ils travaillent, doivent être passionnés par leurs produits et au courant des dernières nouveautés. Attention, si vous projetez d'ouvrir une petite boutique, vous avez intérêt à offrir une sacrée valeur ajoutée (des horaires d'ouverture de folie, par exemple) pour espérer générer le volume qui vous permettra de pérenniser votre affaire.…

 

par Sylvie de Mathuisieulx.

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