Rien ne va plus dans les collèges de Seine-Saint-Denis où les violences dominent... 
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![]() | Le 19/04/2008 Ã 16:28:56 |
L'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis a reçu plus de soixante lettres d'élèves de 4e et 3e du collège Jean-Moulin d'Aubervilliers. Un cri de détresse, une bouteille à la mer pour alerter l'éducation nationale sur la situation de leur établissement. Parfois long d'une page et demie, ce sont souvent des messages de souffrance face aux violences quotidiennes d'un collège de la banlieue parisienne.
« Bonjour, j'ai l'honneur de m'adresser à vous pour vous faire part des conditions dans lesquelles nous, tous les élèves de ce collège, travaillions. » commence Capucine dans sa lettre. « Réagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur », « Moi personnellement je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j'ai un avenir devant moi, que j'ai un brevet, un bac et un métier à obtenir ». En haut à gauche de la feuille, elle a écrit son nom, sa classe et son âge comme s'il s'agissait d'un devoir noté.
Le style n’est pas parfait, l’orthographe est encore hasardeuse mais la souffrance est bien présente, celle d’une adolescente qui désespère de pouvoir étudier. En cause les violences verbales et physiques omniprésentes dans l’enceinte du collège. « Des élèves à l'intérieur et à l'extérieur du collège s'amusent à jetter des bouteilles remplies d'acide, des poubelles, des oeufs, des tomates... sur les élèves. Et encore ce n'est pas tout ! Nous ne sommes pas en sécurité ! Il y a des agressions physique et verbale. Dans ce collège, des élèves s'amusent à interrompre les cours d'autres élèves (...). D'autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mèttent à crié comme des sauvages. D'autres saute la grille. »
Mardi 8 avril, une dizaine de jeunes se présentent devant le collège. La raison évoquée de ce rassemblement: un « blocus » pour imiter les lycéens qui protestent contre les réformes portées par Xavier Darcos. Mais la situation commence à dégénérer. Apres avoir sans succès, essayé d’ouvrir les grilles du collège à l’aide de poubelles, ils font exploser dans la cour de recréation des bombes artisanales dont la recette a été trouvée sur internet (acide + aluminium).
En pleine confusion générale, ils pénètrent dans l’enceinte de l’établissement et jettent des œufs dans les salles de classe. Un enseignant témoigne : « Deux bouteilles ont explosé. Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche ». « Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement », ajoute une autre enseignante, Alexandra Bonvalot.
Les élèves du collège, réunis le lendemain matin des événements, crient a leur tour leurs peurs et désespoirs : « Heuresement que l'année prochainne je ne serai plus la. Ma soeur si et sa m'inquiette car c'est pas la première fois que sa arrive. Il y a toujours des bagarres, du rackettage (...). » déclare Fatima dans sa lettre. Nora, élève en 3e se meut à décrire ses conditions de travail : « Des anciens élèves du collège rentre dans le collège en vélo pour faire le bordel, l'année dernière ils ont brûlés la segpa. Les toilettes sont salle il y a même pas de papier toilette. Dans les salles les tables sont sales car il ya des écritures dessus, des cheewing-gum collé partout. »
Rima s'inquiète à son tour de l’influence que peuvent avoir ces événements : « Les élèves qui ne sont pas des perturbateurs on tendance à se fair influencer », raconte-t-elle. « Des gréves et des agressions perpetuel envahissent notre quotidien ».
Paradoxalement pour des élèves de 4e et 3e, ils demandent dans leurs lettres, plus de moyens, plus de professeurs et plus de fermetés. Un 4e pense que « les éducateurs devrait être plus sévèr en vers les élèves ».
Capucine aura les mots de la fin en majuscules et en conclusion de sa lettre. Aussi simples qu’extraordinaires pour une élève de 3e :
« Plus d'autorité ! »
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Bankexam.fr
le 19/04/2008 Ã 16:28:56 |
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