Manifestation à Paris, le ton monte! 30.000 lycéens dans les rues   Flux RSS

Bankexam.frLe 11/04/2008 à 00:16:30

9h ce matin, boulevard Raspail, une cinquantaine de lycéens sont dans la rue et bloquent la circulation. Des poubelles sont renversées pour faire barrage, mais les étudiants sont sourires, il fait beau, la journée est partie pour être longue...

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11h, avenue du Général Leclerc, 200 lycéens remontent l’avenue en compagnie de 200 CRS en guise d’escorte. Tout le monde est au rendez-vous, direction jardin du Luxembourg.

Petit à petit le rassemblement y prend forme, et vers 13h45 c’est plus de 30.000 personnes (selon le syndicat lycéen UNL, 19.000 selon la police), qui partent en direction des Invalides. Des banderoles sur lesquelles on peut lire "suppression de postes, les lycéens mobilisés" et "postes, heures supplémentaires, bac pro, statut, salaires pour l'avenir de notre métier, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministère doit répondre: il faut un collectif budgétaire" viennent ouvrir la marche du cortège. Banderoles portées par le secrétaire général de la FSU (première Fédération de l’enseignement) Gérard Aschieri, et le président de l'UNL (1er syndicat lycéen), Florian Lecoultre.

11.000 suppressions de postes sont prévues à la rentrée 2008, soulevant les questions du nombre d’élèves par classe et de la pérennité des matières optionnelles comme le théâtre ou l’art plastique (voir l’article sur la réforme).

Une manifestation dans l’ensemble très calme, quelques jets de pierres sur les forces de l’ordre, lesquelles ont répondu par quelques jets de gaz lacrymogènes. Et pour cause, un périmètre de sécurité s’étendant des Invalides à Montparnasse bloquait l’accès aux automobilistes. Deux policiers par rue, une manifestation encadrée par une quantité impressionnante de CRS, pas de quoi raviver une flamme mais de quoi garantir un espace d’expression sans dérives. Heureusement que le budget du ministère de l’intérieur est intact…

"Nous sommes là pour montrer que les lycéens seront encore plus nombreux aujourd'hui pour défendre notre avenir. Nous disons stop à l'hémorragie de postes", a expliqué Florian Lecoultre, épaulé par Alix Nicolet, présidente de la Fidl (2ème syndicat lycéen), qui s'est dite "satisfaite d’une belle mobilisation qui prouve que les lycéens sont conscients des problèmes" dans l’Education.

L'Unef était également présent afin de "dénoncer la régression éducative qui se met en place", selon les dires de son président Jean-Baptiste Prévost.

D'après le Ministère de l’Education nationale, entre 8 et 24% d’enseignants du second degré, répondant à un appel intersyndical, étaient en grève ce jeudi en France. 18,35% des professeurs des collèges, 12,62% des lycées professionnels et 18% des lycées généraux et technologique. On dénombrait également 4,39% d'enseignants issus du primaire.

A Lyon, ce sont 1.500 personnes (selon les syndicats, 1.200 selon la police) qui se sont mobilisées cet après midi. 1.500 à 3.000 à Toulouse, et entre 5.500 et 9.000 à Grenoble où des incidents ont eu lieu en fin de manifestation.

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Inr0ck
le 13/04/2008 à 22:28:37

l'éducation nationale avait prévu le coup, (enfin mon lycée surtout) semaine de bac blanc :/ avec convoc' ,carte d'identité et tout ... donc pas de grève pour nous :/

Bankexam.fr
le 11/04/2008 à 00:16:30

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