Entre classements et niveau réel : Quelle est la valeur d'une scolarité aux états-unis ?   Flux RSS

Bankexam.frLe 06/04/2008 à 03:05:47

Depuis leur première publication par l'université Jiao Tong de Shanghai en 2003, les classements mondiaux réservent généralement leurs 50 premières places aux universités américaines. Cette évaluation ne prenant pas en compte le niveau scolaire des étudiants, quelle est la valeur d'un diplôme américain ?

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Du primaire au supérieur, le paradoxe américain.


La PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 30 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires. Elle évalue l'acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. La publication du classement en 2003 présente les États-Unis au 30eme rang mondial, loin derrière la France (10eme) ou les grands pays asiatiques qui occupent les 5 premières places.

Cependant, les universités américaines se réservent les 30 premières places du classement de l’enseignement supérieur. Le premier établissement français, l'université Paris VI (Pierre et Marie Curie) pointe à la 36eme place !

Communément appelé le classement de Shanghai (Academic Ranking of World Universities en anglais), ce classement est établi par des chercheurs de l'Université Jiao Tong et comprend les principales universités mondiales. Les créateurs du classement soulignent eux-mêmes certaines de ces limites, notamment un biais en faveur des pays anglophones et des institutions de grande taille et les difficultés à définir des indicateurs adéquats pour classer les universités spécialisées dans les sciences sociales.


Dans les principaux critères retenus pour évaluer les établissements, on retrouve "le nombre de prix nobels et de médailles fields parmis les chercheurs", "le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines", "les articles publiés dans Nature et Science entre 2000 et 2004", et "les articles indexés dans Science Citation Index, et Arts & Humanities Citation Index". Rien sur le niveau effectif des étudiants ni la qualité des enseignements.

Philippe Marher, directeur du Collège des ingénieurs met lui aussi en cause ce classement. Selon lui, il n'a qu'une faible notoriété en Chine même auprès des étudiants. "Il est produit par l'Institut d'enseignement supérieur, institut d'une université consacrée aux sciences dures et à la technologie. De plus, il ne tient compte que de critères privilégiant la taille de l'établissement. Ainsi des pays disposant de nombreuses écoles ou universités, d'excellence mais de petite taille, passent à côté de ce classement. De plus, ce dernier ignore les universités, centres de recherche ou écoles travaillant en réseau comme c'est de plus en plus le cas en Europe."

 

Surestimation des universités américaines ?


La renommée mondiale ainsi que les frais de scolarités des universités américaines sont des faits connus. Une année peut être facturée à un étudiant plus de 20.000 euros (25.200 euros pour Harvard). Les bourses d'excellences ne remboursant plus que 40% de cette somme, la sélection se fait de plus en plus sur l'argent.

Aux Etats-Unis, les universités perçoivent des financements provenant d'une multitude de contributeurs : du gouvernement fédéral, mais aussi des Etats, des instances locales, des entreprises, de leurs anciens élèves... Une fois ces fonds accumulés, les universités n'hésitent pas à les placer en bourse pour les faire spéculer. Fin septembre, Harvard a ainsi annoncé un retour d'investissements de 16,7% sur son capital financier. Celui-ci, qui atteint désormais 23,2 milliards d'euros, fait d'elle l'université la plus riche du monde. A titre de comparaison : avec 20,6 milliards d'euros, le budget français de l'enseignement supérieur en 2006 n'atteignait même pas cette somme !

Les universités étant dépendantes de ces rentrées d'argent, les étudiants se comportent alors en consommateurs. Dans un pays où les valeurs méritocratiques sont reines, les élèves achètent un diplôme avant d'en acquérir les connaissances fondamentales et nécessaires.

Les exemples sont nombreux:
Le célèbre M.I.T de Boston, spécialisé en sciences et technologie et accessoirement 5eme du classement mondial des universités, enseignent à des étudiants de première année un cours de physique correspondant au programme des classes françaises de 2nde. (Initiation à la mécanique du point ou à l'électromagnétisme, définition d'un électron etc...)

Zed Shaw, le célèbre développeur des serveurs Mongrel a été poussé vers la sortie de son université parce qu'il ne pouvait plus en payer les frais de scolarité même s'il faisait parti des étudiants les plus doués. En effet, les élèves ne sont jamais renvoyés à cause de leurs résultats.

Un professeur assistant témoigne :  "Le laboratoire de recherche est aujourd’hui exclusivement composé de chercheurs étrangers qui font la renommée de l'établissement."

Cependant, ce constat s'applique exclusivement aux filières scientifiques et l'excellence n'a pas disparu des universités américaines, bien au contraire. Il existe toujours une poignée d’élèves brillants qui participent à la renommée de leur établissement.

La conclusion se résumera en chiffres : 80% des étudiants pre-graduate (licence / master) sont de nationalité américaine. 70% des étudiants post-graduate (PhD, ceux qui font souvent la réputation des universités) sont étrangers...

les reactions a cet article
Julie A.
le 28/06/2008 à 14:30:20

je voudrais ajouter que l'enseignement de l'anglais en France est de niveau très médiocre !
j'apprendrai mieux l'anglais toute seule, dès que j'ai le bac ! ^^

Xav
le 27/06/2008 à 08:44:50

Oui aux USA c'est cher mais presque tout le monde travaille comme serveur, plongeur,...

Adeline
le 25/06/2008 à 20:46:34

y'en a meme qui font de la pub pour des marques pour gagner de l'argent pour se payer des études! et a certaines conditions, comme d'avoir la moyenne


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