Des CRS n'hésitent pas à utiliser Flash-Ball et gaz lacrymogènes pour débloquer un lycée   Flux RSS

Rue89.comLe 02/04/2008 à 01:41:42

Selon Rue89.com, des élèves du lycée Gustave Eiffel de Gagny (Seine Saint-Denis) auraient subi une charge de CRS samedi 29 mars alors qu'ils organisaient un blocus de leur établissement pour protester contre la suppression des 11.000 postes d'enseignants prévue pour la rentrée 2008.

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La brigade n'aurait pas hésité à user de tout son arsenal anti-émeute (Gaz lacrymogènes, matraques, Flash-Ball) pour disperser des lycéens agés en moyenne de 15 à 17 ans. Un professeur aurait été molesté et plusieurs élèves légèrement blessés suite à des tirs de "Flash-Ball". Les vidéos en fin d'article témoignent de la violence de l'intervention.

Deux enseignantes, Micheline Desponds et Stéphanie Jourdain, ont voulu témoigner:

"Ce matin, vers 7h30, quelques élèves ont démarré un blocus du lycée. Le nombre d'élèves massés chemin de la Renardière a augmenté jusqu'à 8h30. Ce blocus laissait, plus ou moins, passer les professeurs et les élèves souhaitant aller en cours.

Des policiers de la ville de Gagny étaient présents. Vers 8h45, des professeurs ont pu discuter avec les élèves, leur proposant la tenue d'une AG lundi.

Vers 9h15, une deuxième brigade est arrivée (brigade départementale de sécurité). Ces policiers étaient masqués, armés (flash-ball et gaz lacrymogène). Ils ont directement chargé, en remontant le chemin de la Renardière afin de dissoudre le blocus ce qui a entraîné un mouvement de panique des élèves refluant vers le lycée.

Il y a eu plusieurs allers et retours, plusieurs charges consécutives. De nombreux élèves ont été aspergés de gaz, un professeur a été molesté, des élèves ont reçu des flash-ball. Les pompiers ont dû intervenir. Un élève a été arrêté.

Tout ce ceci en dépit de la présence du proviseur et de quelques professeurs qui se sont interposés pour calmer la situation; ce qui était difficile compte-tenu de la violence des propos tenus par les membres de la brigade.

Vers 10h00, des professeurs ont réussi à convaincre les élèves de tous rentrer dans le lycée, tandis que la brigade se retirait. Une AG s'est tenue, sur les marches de l'escalier, à la suite de laquelle les élèves sont rentrés chez eux.

Tous les présents ont été particulièrement choqués par la violence de cette répression injustifiée.

Les professeurs se sont réunis, en présence de quelques parents et élèves. Il a été décidé que les professeurs soient présents et se réunissent au lycée lundi dès 7h30. Des parents seront présents aussi.

M. le maire (et un adjoint) ainsi que l'inspecteur d'académie sont arrivés au lycée. La réunion s'est poursuivie en leur présence. A l'issue de cette réunion M. le proviseur et M. le proviseur adjoint se rendaient au commissariat pour récupérer notre élève."

 

 

Une autre vidéo, sur laquelle apparaissent les nuages de gaz lacrymogène :

 

Les images parlent d'elles-mêmes. Certes le blocus d'un établissement ne peut pas être toléré au nom du droit de grêve. Mais aux vues des vidéos, qui peut dire que la charge d'une brigade armée sur des lycéens est digne d'un état républicain de droit ?

les reactions a cet article
Rotha
le 29/06/2008 à 02:10:28

C'était vraiment original Sourire

Wilfried F.
le 28/06/2008 à 15:47:19

bon je vais joué encore le role du monsieur pourrie Très content

Alors le droit de gréve ( ou de s'exprimé ) en France et autorisé du moment que tu n'efrain pas la (les) liberté(s) d'autruit(s)....

A tous, et toutes, bonne journée...

Rachel
le 21/06/2008 à 10:25:27

Oui c'est vrai qu'il n'essite pas Sourire surotu dans la région ou je suis ^^, des qu'il arrive ils les ont sur eux prêt a tirer.


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