Vers un rapprochement des universités et des grandes écoles   Flux RSS

Bankexam.frLe 20/03/2008 à 12:06:03

Contrairement à une croyance populaire, l'université n'est pas une voie de garage débouchant uniquement sur la file d'attente de l'ANPE ! Bien que les formations en sciences humaines ne permettent pas toujours une insertion aisée sur le marché travail, il en est tout autre des diplômés de masters professionnels de finance, commerce, achats, comptabilité, informatique ou qualité qui n'ont parfois rien à envier aux grandes écoles.

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Travailler dans les ressources humaines, la communication, le marketing ou le tourisme ne nécessite pas obligatoirement une école de commerce par exemple. Les IAE (Instituts d'Administration des Entreprises) ou Miage (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises) deviennent de plus en plus prisés et offrent des débouchés très intéressants, grâce à pléthore de partenariats avec les entreprises, principalement en master.

Même les formations en sciences humaines dégage un intéret pour des sociétés qui cherchent à diversifier leurs profils. Plus de soixante-dix d'entre elles sont venus recruter l'an passé au sein de ces formations et cette tendance est en hausse.

La clef de ce succès grandissant repose sur la même recette que celle des grandes écoles : stages longs, partenariats étroits avec certaines entreprises, enseignants occupant parallèlement un poste de cadre, taux d'insertion des différents diplômés affiché. En contre partie les absences d'un carnet d'adresses et d'un annuaire d'anciens élèves constituent les faiblesses de ces masters, comparativement aux « réseaux » des écoles d'ingénieurs ou de commerce qui fait une partie de leur force.

L'analyse la plus intéressante reste probablement l'étude du développement des échanges de ressources entre « soeurs ennemies ». En effet, à Strasbourg, l'IECS (Ecole de commerce à Strasbourg) est associée à l'université de sciences économiques. Les chercheurs peuvent accéder aux laboratoires de recherche de l'université, et éventuellement poursuivre en doctorat. En contre partie les universitaires peuvent prétendre à un mastère de l'IECS. « Je suis persuadé que nous avons marqué des points. Notre modèle pouvait paraître original, hybride, mais aujourd'hui, beaucoup de grandes écoles se rapprochent des universités, pour monter, par exemple, des DEA. Chez nous, c'est déjà fait », explique son directeur.

Paris-XIII et HEC ont annoncé le mois dernier l'ouverture de cursus communs dès l'année prochaine, HEC ouvrant aux élèves de l'université son mastère spécialisé de finance internationale « Economie et Finance Internationale ». En outre, la fondation HEC devrait financer les droits d'inscription à hauteur de 70% à 80%. Sont annoncés deux autres doubles diplômes dans le domaine de l'audit et sur la formation en entreprenariat.

Que des bonnes nouvelles qui ne peuvent que réduire le fossé qui existaient alors sur le monde du travail entre jeunes diplomés issus de l'université et jeunes cadres issus des grandes écoles.

les reactions a cet article
Julie A.
le 28/06/2008 à 14:32:39

personnellement, je dois impérativement avoir une licence (bac +3) de droit pour pouvoir passer mon concours
l'université n'est pas une poubelle ! ça peut être un impératif pour un futur...

Sacha
le 21/03/2008 à 18:14:44

Héhé, après on dit ce qu'on veut bien dire et on fait ce qu'on veut bien faire ! Langue (comprend qui pourra)

Enfin je persiste et signe, la fac n'est pas une voie de garage et couplée à un master prestigieux et à un minimum de jugeotte ca peut donner des résultats au moins aussi bon que ceux des étudiants ayant suivi le cursus complet mais sans avoir à débourser 7000€*5 + 20000€ de master...

Si les parents ont les moyens et que l'élève en a envie, effectivement, HEC c'est mieux !
Mais dans le cas contraire ce genre de passerelle peut offrir des opportunités pour l'instant inespérée pour un étudiant de fac à paris XIII.

Par ailleurs les recruteurs ne sont pas non plus bornés, à savoir qu'un étudiant ayant des prétentions inférieures niveau rénumération et des capacités sur le papier plus ou moins égale fera à minima pour l'entreprise l'objet d'un stage afin de juger de ses capacités réelles. S'il s'avère qu'il vaut un HEC, alors la machine est lancée et le cursus sera la proie des récruteurs les années suivantes.

Marion
le 21/03/2008 à 17:40:15

Sauf que les recruteurs ne sont pas dupes..

un master c'est un an et il faut savoir que meme des pharmaciens peuvent faire les masters tres chers d'HEC !

- "et avant vous etiez ou ? HEC ?"
- "heu non j'etais a la fac"
- "ok on vous ecrira"


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