Pourquoi parle-t-on d'égalité des chances dans l'enseignement supérieur ?    Flux RSS

Bankexam.frLe 13/03/2008 à 13:34:18

La chance, on ne la commande pas.Toutefois à nous d'avoir la lucidité de ne pas laisser passer ce hasard s'il souffle dans un sens favorable à stimuler nos capacités, à baliser un parcours de réussite, bref à nous motiver sérieusement.

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Que signifient les divers projets d'égalité de chances ? Ce n'est pas un hasard si de tels projets émanent d'Instituts d'Etudes Politiques en particulier qui ont fait le constat d'une inégalité croissante non pas scolaire mais d'origine sociale dans l'ambition des élèves.

Ces Instituts, outre le constat, en ont analysé les causes et ont eu le mérite de chercher à y remédier en nstituant des projets pour favoriser cette égalité des chances. Cela relève d'une mobilisation volontaire pour plus de justice. Rien à perdre et tout à gagner dans de tels projets, cela fait partie d'une égalité des droits pour compenser les inégalités de fait.

De quoi s'agit-il, dans son principe, donner à chacun le droit, au même titre que tout autre, de se mettre à niveau pour pouvoir prétendre à des parcours de réussite et des formations valorisantes.On ne peut accepter qu'un élève de milieu social modeste soit empêché de développer au mieux ses capacités, d'aller au bout de ses dons, de son courage, de son travail et ne puisse réussir aussi bien qu'avec les mêmes qualités il l'aurait fait issu d'un autre milieu.

D'où ce paradoxe. L'égalité des chances, c'est le droit de ne pas dépendre exclusivement de la chance, ni de la malchance. C'est le droit de réussir, autant qu'on le peut et qu'on le mérite.

Certains de ces projets se contentent d'une simple sensibilisation en présentant à un plus large public leurs formations et débouchés professionnels, d'autres vont plus loin tels les projets de Sciences Po Paris ou l'I.E.P. de Toulouse qui proposent aux élèves de vivre une journée d'étudiant en suivant des cours et surtout organisent en partenariat avec quelques lycées une préparation gratuite au concours d'entrée.

Pour l'admission dans les classes préparatoires, il est préconisé que chaque lycée propose au moins deux pour cent de ces futurs bacheliers sachant que moins de vingt pour cent des lycées présentent plus de quatre-vingt pour cent des admis.

Cette mobilisation ne concerne pas la majorité des élèves. L'existence même des projets "égalité des chances" démontre que dans les conditions normales et ordinaires cette égalité des chances fonctionne mal. Cette mobilisation serait l'arbre qui cache la forêt ? Le débat est ouvert...

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Cymande
le 13/03/2008 à 16:25:14

Science po Paris et l'IEP de Toulouse ne sont pas les seuls à avoir lancé cette politique d'égalité des chances dans l'enseignement supérieur. L'IEP de Lille a lancé en décembre 2007 un programme, intitulé "objectif démocratisation", avec la possibilité offerte à 200 lycéens du Nord Pas de Calais d'origine modeste de suivre une préparation intensive aux concours dans les locaux de l'établissement, pour la somme, quasi-symbolique de 15euros (le coût de l'opération s'élevant à 55 000 euros).
A la suite de François Dubet (lemonde.fr), je trouve ces initiatives nécessaires, et même indispensables dans le cas des IEP: il y a véritablement un devoir pour ces établissements à mettre en place l'égalité des chances, qui est une exigence minimale d'adéquation entre le contenu des enseignements et les modalités d'accès à ses écoles.
La question de l'égalité des chances n'a pas fini de se poser, notamment quand on constate vers quelle voie se dirige l'enseignement supérieur en France... Elle est néanmoins inséparable de la réforme du système scolaire, de l'insertion sur le marché du travail, mais aussi de la place du savoir dans les économies post-industrielles. Des problématiques pour le moins complexes!

Bankexam.fr
le 13/03/2008 à 13:34:18

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